Des fois, on entend parler, avec insistance d’un “bien culturel” sans arriver a se motiver a y mettre les doigts. Scott Pilgrim, a suivit exactement ce process chez moi. J’en ai entendu parler plein de fois, dans plein d’endroits différents. Et puis un jour, lors d’une de mes virées a la fnac, j’ai acheté le premier tome. Pour voir.
Et la … après les 20 minutes qu’il m’aura fallu pour lire ce tome … j’étais un peu… circonspect. J’avais comme l’impression de pas tout comprendre a ce que j’avais lu. j’ai donc acheté les tomes suivant… et franchement c’est une des BD qui m’aura le plus fait plaisir depuis des années.
Mais décrire Scott Pilgrim sans pour autant spoiler n’est pas exercice facile. Pour faire simple, l’histoire est celle d’un looser. Un gentil looser, mais un looser quand même. Et qui va devoir affronter ses démons et ceux de sa nouvelle petite amie pour grandir. Voila, ca c’est l’histoire.
Mais la force de la BD, c’est son traitement. Car, toutes les situations sont amenés sous forme de métaphore faisant appel à des références jeux videos, et ou sous culture. Mais quand je dis référence, je ne parle pas d’un détails particulier reprit d’un jeu particulier, ou autre connerie compréhensible par 3 personnes. Non, je parle juste de concept. Et c’est merveilleux. Jamais idiot, toujours drôle, d’une inventivité folle. Le dessin est particulier mais sert parfaitement cette univers complètement dingue. Bref, si on a moins de 35 ans, il FAUT lire scott pilgrim, tant il s’agit d’un objet completement en accord avec sa génération.
Maintenant que la BD c’est fait, parlons du Jeux videos, disponible en téléchargement sur PS3 et Xbox 360. Il s’agit d’un trip oldschool, qui ne plaira surement pas a tout le monde, mais d’un respect de la licence phénoménale (et ca c’est rare). pas forcement dans les détails, mais dans l’esprit.
Et enfin, le film. Adapter la BD était un exercice casse gueule, et le réalisateur de Hot fuzz s’en sort avec brio. L’histoire est intelligemment remixée pour le format, et le délire visuel est constant. La fin n’est pas la même, mais reste excellente. Bref, une adaptation remarquable, et dans l’esprit.
En gros, Scott Pilgrim, c’est bon, mangez en. Et vous avez l’embarra du choix sur le comment.
Mise a jour du 15/06/2011 … l’embarra du choix, sauf la serie animée. Exactement ce qu’il ne fallait pas faire. (a savoir une transcription exacte, case a case de la BD … ca rend pas du tout pareil)

